La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont paraphé ce week-end le texte du Cadre d’intégration économique régionale (CIRE), sous la supervision de la sous-secrétaire d’État américaine, Madame Hooker et en présence de Massad Boulos, conseiller Afrique de la maison blanche. Ce document, salué comme une étape clé vers la stabilité et la prospérité régionale, définit les domaines prioritaires de la coopération entre les deux pays, longtemps marqués par des tensions politiques et sécuritaires.
Le CIRE vise à stimuler le développement économique bilatéral, à travers la création d’opportunités d’investissement et de croissance profitant directement aux populations. Il s’inscrit dans la logique de la diplomatie de la paix par le développement, en démontrant que la stabilité politique et la prospérité économique sont indissociables.
Selon les parties prenantes, la mise en œuvre de ce cadre dépendra de l’exécution satisfaisante du concept d’opérations et de l’ordre opérationnel prévus par l’Accord de paix, actuellement en finalisation entre les représentants du gouvernement congolais et ceux de la coalition AFC-M23. Cet accord, qui devrait être signé dans les prochains jours, pourrait marquer la fin d’un long cycle de violence à l’Est de la RDC.
Dans la foulée, des sources diplomatiques confirment qu’une rencontre à haut niveau est prévue à Washington, où les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame seront invités par Donald Trump pour entériner officiellement l’accord de paix et le lancement du CIRE.
Pour plusieurs observateurs, cette double dynamique — politique et économique — ouvre une nouvelle ère de relations régionales fondées sur la coopération plutôt que la confrontation. Si les engagements pris sont respectés, la région des Grands Lacs pourrait bientôt tourner la page des conflits armés pour s’engager sur la voie du développement durable et partagé.
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