Longtemps plongée dans une crise profonde qui menaçait sa survie, la Société Anhui Congo d’Investissement Minier (SACIM), amorce enfin sa phase de redressement. C’est ce qu’a affirmé son coordonnateur, Alex Tshidibi, lors de son passage ce mardi dans l’émission « Carte sur table » de la RTNC/Kasaï-Oriental.
À l’en croire, bien que l’entreprise soit encore dans un état fragile, elle est désormais en pleine convalescence et continue d’opérer sur le terrain. Durant une longue période, ce géant minier, qui a pris le relais de l’économie provinciale après le déclin de la MIBA, a traversé une phase d’asphyxie financière sans précédent. Alex Tshidibi a expliqué que la société avait littéralement touché le fond, se retrouvant incapable d’honorer ses obligations salariales envers ses employés, ses engagements sociaux envers la population locale, ainsi que ses responsabilités fiscales vis-à-vis de l’État congolais.
L’origine de cette descente aux enfers remonterait à un arrêté ministériel. Ce texte, qui requalifiait la procédure de vente des diamants sous couvert de mesures d’encadrement, a fini par empêcher la société de négocier ses pierres aux meilleurs prix sur le marché. Avant cet arrêté, la SACIM affichait pourtant une santé robuste et contribuait activement au développement local par le financement d’infrastructures sociales.
Le coordonnateur a admis ne pas connaître les motivations réelles qui avaient poussé le gouvernement central à maintenir cette mesure restrictive, mais il s’est réjoui de son récent rapport. Depuis l’annulation de cet arrêté, l’entreprise est entrée dans une phase active de relance.
Après avoir été dans l’impossibilité de produire normalement, les activités reprennent progressivement leur rythme. Alex Tshidibi se veut rassurant , la SACIM est sur le chemin de la stabilité.
Née d’une joint-venture entre la République Démocratique du Congo et une firme chinoise, la SACIM exploite le gisement de diamant de Tshibwe, situé dans le territoire de Miabi, non loin de Mbujimayi. Son redressement est crucial pour la province du Kasaï-Oriental, tant l’entreprise représente un levier économique vital, notamment par sa contribution au fonds de développement destiné aux écoles, à la santé et aux routes de la région.
|Par Jeanpy KABONGO









