Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a procédé au lancement officiel des travaux d’évaluation des contrats et concessions de délégation de service public pour l’exercice 2025, dans un contexte marqué par l’exigence accrue de performance et de transparence.
Au-delà d’un simple exercice administratif, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de réforme structurelle visant à renforcer l’efficacité des partenariats public-privé (PPP), devenus un levier central de financement et de modernisation du réseau routier national. Le ton est clair : désormais, chaque projet devra démontrer son impact réel sur la mobilité, l’économie locale et l’emploi.
Portée par la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi, cette stratégie se traduit par un suivi rigoureux des investissements. À cet effet, l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) a présenté un portefeuille ambitieux de plus de 4,4 milliards de dollars, couvrant 12 conventions majeures. Ces projets concernent notamment la réhabilitation de plus de 3 300 kilomètres de routes nationales ainsi que l’aménagement de 250 kilomètres de voiries urbaines.
L’année 2025 aura ainsi enregistré des avancées notables sur plusieurs axes stratégiques. Parmi les réalisations phares figurent l’élargissement de la route Lubumbashi-Likasi, la modernisation de l’axe Luambo–Mitwaba–Manono, ainsi que la mise en exploitation de certains tronçons générateurs de recettes. Ces performances s’accompagnent d’une amélioration significative des revenus issus des concessions, évalués à plus de 320 millions de dollars, confirmant la montée en puissance du modèle concessionnel.
Cependant, cette dynamique positive ne masque pas les défis persistants. Le gouvernement reconnaît des lenteurs administratives, notamment dans l’octroi des exonérations fiscales, ainsi que des contraintes sécuritaires dans l’Est du pays, qui continuent d’impacter l’exécution de certains projets. Du côté des partenaires privés, des insuffisances en matière de mobilisation financière et de respect des délais ont également été relevées.
Face à ces obstacles, le ministre John Banza a réaffirmé la détermination de l’État à renforcer le cadre de contrôle et à assainir l’environnement contractuel. L’objectif est d’instaurer une gouvernance plus exigeante, fondée sur la redevabilité et la transparence, afin de garantir la rentabilité économique et sociale des investissements.
Dans cette perspective, de nouveaux projets d’envergure sont déjà en préparation, notamment sur les axes Moanda–Yema, Mbanza-Ngungu–Matadi et Mweka–Tshikapa. Ces futures concessions traduisent la volonté du gouvernement d’accélérer le désenclavement du territoire et de soutenir la croissance économique à travers des infrastructures modernes et durables.
À travers cette évaluation générale, l’exécutif congolais entend ainsi poser les bases d’un nouveau modèle de gestion des infrastructures, où la performance contractuelle devient un impératif et où chaque investissement doit produire des résultats mesurables au bénéfice des populations.
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