Dans son adresse à la Nation, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a annoncé la convocation d’un dialogue national pour la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État. Cette initiative, présentée comme une réponse aux différentes crises qui traversent le pays, devra aboutir à l’élaboration d’un « Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ».
Le Chef de l’État a expliqué que ce processus devra tirer les leçons des précédents dialogues politiques, souvent marqués, selon lui, par le partage du pouvoir entre acteurs politiques plutôt que par une véritable refondation de l’État. Il entend cette fois élargir la participation à différentes composantes de la société congolaise, notamment à travers des forums préliminaires organisés dans les provinces, avant la consolidation des résolutions et la tenue des assises nationales.
Félix Tshisekedi a toutefois posé une ligne rouge concernant la participation au dialogue. Il a exclu catégoriquement tout groupe armé, tout supplétif du Rwanda et toute force d’occupation. Cette position signifie que les dirigeants de l’AFC-M23 ne pourront pas prendre part aux assises tant qu’ils n’auront pas déposé les armes. Le dialogue se veut ainsi un cadre politique et citoyen, et non une tribune pour les groupes engagés dans la lutte armée.
Le processus devrait s’étendre sur une période maximale de trois mois et sera piloté par un comité mixte désigné par le Président de la République, avec notamment la participation des pères des Églises. À travers cette démarche, le Chef de l’État entend réunir les différentes forces vives du pays autour d’un nouveau pacte national destiné à renforcer la paix, la cohésion nationale et les fondements de l’État congolais.
|Rédaction









