Après un séjour de près d’un mois dans la capitale congolaise consacré au réglage des démarches administratives, le cycliste Miguel Maïssaï a repris sa route. Parti de Goma avec pour destination finale Rabat, au Maroc, l’athlète a traversé le fleuve Congo pour rejoindre Brazzaville, deuxième étape continentale d’un voyage placé sous le signe de la solidarité et du plaidoyer pour la paix.
Interrogé au moment d’embarquer, le cycliste a tenu à exprimer sa gratitude envers la population et les autorités de la République Démocratique du Congo. « À tous les Kinois, merci. Également aux autorités de la République… la route continue », a-t-il déclaré, réaffirmant la portée de sa démarche.
Ce périple sur deux roues entend porter la voix des populations éprouvées par l’insécurité dans la partie orientale du pays. À l’attention de ses concitoyens de l’est, Miguel Maïssaï a lancé un appel à la résilience : « Mon message à tous les confrères de l’est, c’est de leur dire de garder l’espoir et, dans un avenir très proche, que l’on puisse continuer toujours à multiplier des actions pour que la paix puisse revenir. »
Un soutien institutionnel et citoyen
Le projet « Pédale pour la paix » bénéficie du soutien du Conseil National de la Jeunesse (CNJ). Présente au départ de la traversée, la vice-présidente du CNJ en charge du genre, Melly, a rappelé le sens de l’engagement de l’organisation aux côtés du cycliste, sous la conduite de son président, l’ingénieur Claude Mbuyi.
« Dans le cadre de notre mission d’accompagner et de promouvoir la jeunesse congolaise, nous avions trouvé utile de nous associer à ce grand projet patriotique », a-t-elle expliqué. S’appuyant sur la résolution 2250 des Nations unies relative à la jeunesse, à la paix et à la sécurité, l’intervenante a appelé à un soutien accru des plus hautes instances de l’État pour appuyer l’initiative pendant et après son exécution.
Le parcours de Miguel Maïssaï a suscité des rassemblements dans plusieurs provinces du pays, du Grand Katanga au Kongo-Central, en passant par le Grand Kasaï et le Nord-Kivu. « Cette guerre, ce n’est pas que l’est, c’est toute la République Démocratique du Congo qui est touchée. À travers le vélo ou à travers de grandes assemblées, nous continuons le plaidoyer pour que la paix puisse revenir », a conclu la représentante du CNJ.
En mettant le cap sur Brazzaville, Miguel Maïssaï poursuit un itinéraire transcontinental destiné à sensibiliser l’opinion internationale sur la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.
Par Jeanpy Kabongo Kambeta








