Dans un communiqué diffusé ce lundi 21 septembre 2026, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a donné injonction au Procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire sur les incidents survenus à l’occasion de la marche organisée par la C64, le 15 septembre 2026, à Kinshasa et dans d’autres villes et localités du pays.
« Cette enquête porte sur l’ensemble des faits susceptibles de revêtir une qualification pénale, notamment les actes de violence, les blessures, les destructions, les allégations de décès et les interpellations intervenus dans le contexte de ces manifestations », indique le communiqué du ministère de la Justice.
Le ministère précise que l’enquête « devra permettre d’établir, sur la base des éléments de preuve recueillis conformément à la loi, la matérialité des faits, leurs circonstances et, le cas échéant, la responsabilité pénale des personnes impliquées, sans préjuger de l’issue des procédures ».
Pour le ministère de la Justice, les investigations devront ainsi permettre d’établir les faits et les responsabilités éventuelles sur la base des éléments de preuve recueillis. Le communiqué rappelle par ailleurs que toute personne interpellée ou mise en cause bénéficie des garanties prévues par la Constitution et les lois de la République, notamment la présomption d’innocence et le respect des droits de la défense.
Cette décision intervient quelques jours après la marche de la C64, annoncée comme pacifique, au cours de laquelle des échauffourées avaient été signalées entre manifestants et des jeunes présentés comme proches du pouvoir. L’opposition avait fait état d’un décès et de plusieurs blessés. L’enquête annoncée par le ministère devra notamment permettre d’établir les circonstances exactes de ces incidents et, le cas échéant, les responsabilités pénales.









