L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a vivement critiqué le régime de Félix-Antoine Tshisekedi dans un message publié ce vendredi 9 octobre 2026. Dénonçant notamment le recul démocratique, la tyrannie, la précarité socio-économique et l’insécurité, l’ancien chef de l’État estime que le pays est en péril et appelle les Congolais à prendre leur destin en main.
« Le Congo est en péril. Le sauver est un impératif et une urgence », a-t-il déclaré, annonçant son intention de partager, dans les jours et les semaines à venir, sa vision de la situation nationale et les actions qu’il estime nécessaires pour sortir le pays de la crise.
Dans son message, Joseph Kabila dresse un tableau particulièrement sombre de la situation politique et sécuritaire du pays. Il accuse le pouvoir actuel d’avoir trahi ses engagements et présente le peuple congolais comme la première victime de ce qu’il qualifie de « tyrannie et sa barbarie ».
Un appel à la mobilisation du peuple
L’ancien président appelle les Congolais à se prendre en charge face à ce qu’il décrit comme un choix décisif pour l’avenir de la nation.
« Le peuple congolais, première victime de la tyrannie et de sa barbarie, a rendez-vous avec l’histoire. Ou il se prend en charge aujourd’hui, ou il trahit son destin de grandeur », affirme-t-il.
Joseph Kabila insiste également sur la nécessité d’un engagement collectif, fondé, selon lui, sur la rigueur d’analyse, la loyauté envers la nation, le courage et la force de conviction.
Il annonce par ailleurs qu’il entend s’adresser de nouveau à la population dans les prochains jours et les prochaines semaines afin de préciser sa position et les initiatives qu’il souhaite voir entreprises pour, selon ses termes, « sauver la République démocratique du Congo ».
Le silence sur la crise sécuritaire dans l’Est
Cette nouvelle sortie intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC et les tensions politiques autour de la gestion du pays.
Accusé par les autorités congolaises d’être lié à la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), qui regroupe notamment le mouvement rebelle M23, Joseph Kabila n’a pas évoque l’agression rwandaise ni les responsabilités de Kigali dans la crise sécuritaire à l’Est du pays.
Cette absence de référence constitue un élément notable de sa déclaration, alors que ses liens présumés avec l’AFC continuent d’alimenter la controverse politique.
En annonçant de prochaines prises de position, l’ancien chef de l’État laisse entrevoir une intervention politique plus développée. Reste à savoir quelles propositions concrètes il formulera et quelle portée son appel aura dans le pays.









