Lors d’une prise de parole très commentée, le président américain Donald Trump a tenu des propos surprenants sur la République démocratique du Congo, le Rwanda et les enjeux géostratégiques autour des minerais critiques. Se prononçant sur la question énergétique aux États-Unis, Trump a critiqué la dépendance américaine aux batteries, estimant que le pays « n’a pas de matières premières pour les batteries » et qu’il faudrait, selon lui, se tourner vers « le Congo » pour les obtenir.
Il a affirmé, dans son style habituel, qu’il a personnellement « mis fin à la guerre entre le Congo et le Rwanda », soutenant que des responsables congolais lui auraient demandé de venir « prendre leurs minerais ».
Des déclarations qui relancent le débat sur la place stratégique de la RDC dans la transition énergétique mondiale, ainsi que sur les tensions récurrentes entre Kinshasa et Kigali.
Pour Trump, la transition vers les énergies propres place les États-Unis dans une position délicate : « Nous n’utilisons pas notre pétrole et notre gaz, dont nous avons plus que n’importe quel autre pays au monde. Passons aux batteries, ou alors nous devons aller au Congo et l’obtenir de la Chine », a-t-il déclaré, présentant l’Afrique centrale comme un terrain de compétition directe entre Washington et Pékin pour le contrôle des minerais critiques, notamment le cobalt.
Ces propos interviennent dans un contexte de tensions persistantes dans l’Est de la RDC, où les affrontements entre les FARDC et le M23, soutenu par le Rwanda selon Kinshasa, fragilisent les efforts diplomatiques engagés notamment dans le cadre des accords de Washington. La référence de Trump à une prétendue médiation personnelle dans ce conflit a suscité de nombreuses réactions, tant en RDC qu’au sein de la diaspora, certains dénonçant une simplification excessive d’un conflit complexe et ancien.
Au-delà de la polémique, les déclarations de l’ancien président soulignent l’importance géopolitique croissante des minerais congolais dans les stratégies énergétiques des grandes puissances. Elles mettent également en lumière les risques d’un discours perçu comme paternaliste, à un moment où la RDC revendique fermement la souveraineté sur ses ressources naturelles.
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