Ce lundi 1er décembre 2025, dès les premières heures du matin, les travailleurs de la Minière de Bakwanga (MIBA SA) sont descendus dans la rue pour dénoncer huit mois d’arriérés de salaire. En signe de protestation, ils ont bloqué toutes les voies menant au polygone minier et à la direction générale, paralysant totalement les activités de l’entreprise.
Les agents dénoncent une détérioration alarmante de leurs conditions socio-économiques, malgré l’annonce, en décembre 2024, du déblocage de 50 millions de dollars par le Président de la République, Félix Tshisekedi, destiné à la relance de cette société diamantifère.
« Cela fait une année depuis que le Chef de l’État a ramené 50 millions de dollars pour la relance de la MIBA. Où est passé cet argent ? », s’interroge Jean Mayamba, l’un des grévistes rencontrés sur place.
Dans la même lancée, il dénonce l’inaction des autorités sectorielles :
« Tous les travailleurs meurent de faim. Pourquoi les ministres des Finances et du Budget refusent-ils de payer l’argent qui revient à la MIBA ? L’enveloppe salariale n’est pas une aumône, c’est un droit. Voilà pourquoi nous, travailleurs de la MIBA, sommes réunis ici pour dire à nos syndicalistes que c’est maintenant ou jamais : on doit payer nos huit mois d’arriérés. Nous n’allons pas travailler aujourd’hui ! »
Il convient de rappeler que la gestion des fonds destinés à la relance de la MIBA avait été confiée à une “Unité de gestion” autonome, opérant en marge du Conseil d’administration. Une configuration institutionnelle souvent critiquée par les agents, car perçue comme un frein à la gouvernance et à la reprise effective des activités. À ce jour, aucune amélioration significative n’a été constatée.
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