La capitale congolaise est secouée par une nouvelle vague d’insécurité qui sème la terreur et soulève l’indignation. Le quartier 3 de la commune de Masina est le théâtre d’un drame insoutenable survenu dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 novembre, où la jeune Chouchou Kabangu a été froidement assassinée lors d’un cambriolage d’une violence inouïe.
Selon le témoignage de Shadrack Kabamba, un résident du quartier, des criminels se sont introduits dans le domicile de la victime, situé sur l’avenue Kumika. Le forfait est d’une brutalité choquante, après avoir vandalisé et saccagé plusieurs maisons et emporté une importante somme d’argent, les assaillants ont commis l’irréparable.
Les premiers témoignages recueillis sur place par le résident indiquent que la jeune Chouchou Kabangu aurait été violée avant d’être tuée. L’horreur ne s’arrête pas là, la victime aurait reconnu l’un de ses agresseurs. En criant le nom du criminel, elle aurait provoqué la panique, poussant l’homme à lui tirer dessus pour assurer sa fuite.
Ce qui exacerbe la colère des habitants est la facilité avec laquelle le crime a été commis et l’impunité qui semble entourer l’auteur présumé. Plusieurs résidents affirment connaître l’identité de l’homme, mais ce dernier reste introuvable à l’heure actuelle.
Le scandale prend une dimension institutionnelle troublante : le crime s’est déroulé sous le regard, et potentiellement avec la défaillance, des forces de l’ordre.
« Ce qui fait plus mal, c’est qu’il y a un poste de police juste devant la parcelle de la victime, » s’indigne Shadrack Kabamba sur son compte Facebook
Selon le récit, les assaillants auraient pris en otage et ligoté les deux policiers de garde devant leur propre poste, avant de commettre leur forfait. La passivité, ou l’incompétence, des agents armés est dénoncée avec véhémence par la population, qui dénonce un « zèle » à interpeller les citoyens lambda face à une « lâcheté » face aux vrais criminels.
Ce drame n’est pas un cas isolé. Il y a moins d’une semaine, toujours à Masina, un père de famille se rendant au travail a été abattu vers 4 heures du matin.
Face à ces actes de barbarie quotidiens, le cri d’alarme du résident se transforme en une accusation directe de négligence des autorités en matière de sécurité publique.
La colère monte, alimentée par la conviction que cette passivité des responsables laisse présager une possible complicité ou implication dans ce banditisme armé. Tandis que la population vit dans la peur et se sent « abandonnée à elle-même », les autorités sont interpellées avec force : « Démissionnez, si vous ne pouvez rien faire ! » L’exigence d’une sécurité digne est désormais un appel pressant à Kinshasa.
Jeanpy Kabongo Kambeta









