L’Institut Kalenda Mudishi à Mbujimayi est devenu le symbole amer d’une promesse brisée. Lancés il y a sept ans dans le cadre du Programme présidentiel accéléré de lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales, une initiative majeure du Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Les travaux de réhabilitation de cette école emblématique sont aujourd’hui au point mort, sans aucune perspective de reprise.
Malgré l’ambition affichée de transformer l’Institut en un établissement moderne, le chantier n’est plus qu’une carcasse. Cette situation dramatique contraint des centaines d’élèves à étudier dans des conditions alarmantes. L’Institut Kalenda Mudishi, qui devait bénéficier de nouvelles infrastructures pour lutter contre les inégalités, est aujourd’hui confronté à une situation de détresse éducative.
Des reportages récents ont révélé des scènes déchirantes :
– Les élèves suivent les cours en plein air, sous des arbres, exposés aux intempéries.
– Faute de bancs et de salles de classe utilisables, les jeunes sont contraints de s’asseoir sur des pierres ou des briques, dans un environnement indigne pour l’apprentissage.
Pourtant, cette école était destinée à intégrer la liste des plus grands établissements de la RDC. Aujourd’hui, elle incarne la lenteur administrative et le manque de suivi des grands projets.La communauté éducative et les parents du Kasaï-Oriental lancent un cri d’alarme et appellent les autorités nationales et provinciales à prendre des mesures immédiates.
Contacté par la rédaction de votre média le Tambour, François Mpuila Mukendi a catégoriquement refusé de se livrer à notre rédaction. Le fait qu’un haut cadre du FPI, directement impliqué dans la relance du projet (François Mpuila Mukendi qui a conduit des missions de suivi sur ce même site), privilégie le protocole en demandant une autorisation hiérarchique montre la lenteur administrative qui paralyse l’exécution du Programme présidentiel.
Pendant que la hiérarchie du FPI délibère pour autoriser une prise de parole, la réalité persiste : « les élèves continuent de s’asseoir sur des pierres et des briques ». ce qui est perçu par la communauté comme un « sabotage de l’avenir » de la jeunesse
Plus récemment (en juillet 2025, selon les dernières communications), une délégation du FPI, conduite par François Mpuila lui-même, a effectué une mission de suivi sur place. À l’issue de cette visite, le FPI a affirmé que l’objectif était de livrer les installations du complexe scolaire Kalenda Mudishi pour la rentrée scolaire de septembre 2025. L’incident révèle l’écart entre la réalité du terrain et la gestion des grands projets, où la transparence est sacrifiée au profit du silence institutionnel, même lorsque l’éducation de milliers d’enfants est en jeu.
Après sept ans, la stagnation de ce chantier est perçue non seulement comme un gaspillage des fonds déjà engagés, mais surtout comme un sabotage de l’avenir de la jeunesse du Grand Kasaï. L’urgence est à la relance immédiate des travaux pour que l’Institut Kalenda Mudishi puisse enfin offrir un cadre digne et sûr, conforme à la vision initiale du programme présidentiel.
Jeanpy kabongo kambeta









