L’Action des Jeunes pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (AJDDH) a interpellé le Vice-Premier Ministre en charge des Transports, de la Communication et du Désenclavement pour demander une action urgente contre la recrudescence des naufrages meurtriers en République démocratique du Congo. L’ONG a exprimé sa « profonde inquiétude » et a révélé un bilan tragique de plus de 700 vies perdues sur les rivières et les lacs du pays depuis le début de l’année.
Selon Jean-Jacques Issongo, coordonnateur provincial l’AJDDH, la province de l’Équateur est particulièrement touchée par ces tragédies. La dernière en date, survenue dans la nuit du 10 au 11 septembre, a vu une embarcation surchargée chavirer sur les rivières Ndolo et Maringa, entraînant la mort d’environ 86 passagers.
Ce naufrage s’ajoute à une longue liste d’accidents similaires survenus en 2025 :
• 11 mars : Plus de 10 morts sur la rivière Kwa.
• 18 avril : Un incendie sur une embarcation sur le fleuve Congo fait plus de 100 disparus.
• 11 juin : 48 morts et 100 disparus sur le lac Tumba.
• Fin juin : Une baleinière surchargée fait près d’une centaine de disparus sur les rivières de l’Équateur.
L’analyse de ces tragédies, effectuée par l’ONG, révèle des causes récurrentes telles que la navigation nocturne, le surcharge des embarcations, le faible contrôle des services de navigation et le manque d’adaptation des bateaux aux conditions météorologiques imprévisibles.
Pour mettre fin à ce cycle de naufrages, l’AJDDH a formulé un double appel. À court terme, elle exhorte les autorités à « renforcer l’application stricte des dispositions légales », notamment l’interdiction de la navigation de nuit. À moyen et long terme, elle encourage le gouvernement à mettre en place « une politique fluviale durable » pour garantir la sécurité des navigateurs et des passagers. Cette interpellation une sonnette d’alarme pour que ces drames ne soient plus considérés comme une fatalité.
Jeanpy kabongo kambeta









