Le gouvernement congolais a vivement dénoncé, mercredi soir, des attaques directes attribuées à l’armée rwandaise contre la ville d’Uvira, chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette citée est tombée entre les mains des rebelles du M23 soutenus par les RDF.
S’exprimant à la télévision nationale, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a affirmé que depuis dimanche, des bombardements et des tirs de drones kamikazes seraient lancés depuis le territoire rwandais, précisément depuis la localité de Bugarama. Selon lui, ces attaques visent délibérément des zones civiles, notamment des hôpitaux, des centres de santé et des habitations.
« Il s’agit d’une violence inouïe portée par l’armée rwandaise, dont l’objectif est de semer la mort et la désolation », a déclaré Patrick Muyaya. Le gouvernement congolais fait état de plusieurs morts et de nombreux blessés parmi la population civile.
Ces accusations interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu à Uvira et dans l’ensemble du Sud-Kivu, marqué par l’intensification des combats et l’aggravation de la crise humanitaire, alors même qu’un accord de paix a récemment été signé entre Kinshasa et Kigali à Washington.
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