Le mécontentement gagne plusieurs écoles mécanisées du secteur de Bulungu, dans le territoire de Kazumba, province éducationnelle Kasaï Central 2. Les enseignants y dénoncent trois mois d’arriérés de salaire et l’absence d’une bancarisation effective de leurs rémunérations.
Selon plusieurs sources locales, la majorité des enseignants concernés perçoivent encore leurs salaires en espèces, souvent après de longs déplacements vers les chefs-lieux administratifs. Une situation jugée « humiliante et pénible » par les éducateurs, qui affirment qu’elle compromet à la fois leurs conditions de vie et la qualité de l’enseignement.
« Depuis trois mois, nous travaillons sans être payés. Certains collègues ne savent plus comment subvenir aux besoins de leurs familles. Nous demandons simplement que l’État tienne ses promesses », a confié un enseignant rencontré à Bulungu.
Pourtant, les écoles concernées figurent officiellement sur les listes du ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté. Malgré cela, les salaires tardent toujours à être versés.
Les enseignants appellent les autorités provinciales et nationales à régulariser sans délai la situation et à accélérer la bancarisation du paiement des salaires afin d’éviter les détournements, les retards et les tracasseries liés à la manipulation des fonds.
Cette situation, loin d’être un cas isolé, illustre les difficultés persistantes dans la gestion du personnel enseignant dans plusieurs coins du Grand Kasaï, où les retards de salaire et le manque de bancarisation demeurent des obstacles majeurs à la professionnalisation du secteur éducatif.
|Justin KANKONDE









