L’Assemblée nationale se penche ce mardi 25 novembre 2025 sur la proposition de Loi Kayumbi, un texte qui entend modifier et compléter la loi n°78/022 du 30 août 1978 portant Nouveau Code de la route. Plus de quarante ans après son adoption, cette loi figure parmi les textes les moins réformés du pays, malgré l’évolution rapide du trafic urbain et l’augmentation des risques liés à la circulation.
Dans un contexte marqué par des embouteillages chroniques, un incivisme routier grandissant, la tracasserie ainsi que d’autres abus commis par certains agents chargés du contrôle routier, la proposition du député national Tobie Kayumbi arrive comme une tentative de réponse législative aux multiples plaintes des usagers de la route.
Des innovations et un durcissement des sanctions
Selon l’exposé des motifs, la loi Kayumbi introduit plusieurs innovations majeures, notamment :
• La modernisation des règles de circulation pour les adapter à la configuration actuelle des grandes villes ;
• Le renforcement des sanctions contre les comportements dangereux, avec un accent mis sur la dissuasion ;
• La clarification des responsabilités des services de contrôle pour réduire les abus et le racket routier ;
• L’introduction de mécanismes de gestion intelligente du trafic en vue d’améliorer la fluidité urbaine.
Le texte prévoit également de nouveaux dispositifs destinés à encadrer les motos-taxis, devenus indispensables dans de nombreuses villes mais souvent impliqués dans des accidents et des désordres de circulation.
Une première pour un élu du Kasaï-Oriental
La proposition de Loi Kayumbi revêt aussi une dimension politique importante : il s’agit de la première réforme initiée par un élu du Kasaï-Oriental à être débattue à la Chambre basse depuis le début de la législature. Une étape symbolique pour la représentation de cette province au Parlement.
Si elle est adoptée, cette réforme pourrait marquer un tournant dans la gestion de la circulation en RDC. Les organisations de défense des usagers de la route saluent déjà une initiative qualifiée d’“ambitieuse” et “nécessaire”, dans un pays où les accidents de circulation restent l’une des premières causes de mortalité urbaine.
L’examen du texte par les députés ouvrira la voie à un débat attendu, à la fois technique et politique, sur la manière de rendre la route plus sûre et la mobilité plus efficace pour des millions de Congolais.
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