Une organisation de la société civile dénommée Soutenons l’État de droit (SED) a adressé une correspondance au Président de la République afin de dénoncer une série d’incidents protocolaires survenus lors de l’itinérance officielle de la Première ministre dans la province de la Mongala, du 31 janvier au 3 février 2026. Dans cette lettre parvenue à notre rédaction ce mercredi 11 mars, la structure affirme avoir mené une analyse approfondie des faits et estime que certains comportements observés auraient porté atteinte à la dignité des institutions de la République.
Selon cette organisation, les faits incriminés seraient imputables au Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau Ebua Kalokola. La structure de la société civile évoque notamment un déficit de communication institutionnelle préalable entre les autorités centrales et les autorités provinciales, qui aurait perturbé la coordination de la mission officielle de la cheffe du gouvernement dans la province.
Le document souligne également l’organisation d’activités parallèles non harmonisées avec le programme officiel de la Première ministre. Certaines activités liées notamment à la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP), organisées par le Vice-Premier ministre, n’auraient pas été intégrées dans l’agenda officiel de la mission, ce qui aurait, selon la structure, créé une confusion protocolaire et affecté la visibilité des activités de la cheffe du gouvernement.
L’organisation évoque par ailleurs des remontrances publiques adressées au gouverneur de la Mongala lors d’une cérémonie officielle. Selon les informations recueillies par la société civile, des propos jugés menaçants et inappropriés auraient été tenus devant plusieurs autorités et membres de la population, ce qui, selon elle, serait contraire aux usages protocolaires et au respect mutuel entre institutions.
La correspondance fait également état d’un refus présumé du Vice-Premier ministre d’accompagner la Première ministre à Bongandanga, invoquant l’organisation d’une autre activité administrative. Des insuffisances organisationnelles auraient en outre été constatées lors de l’accueil de la délégation officielle à Bumba, entraînant des ajustements imprévus dans le déroulement du programme de la mission.
Face à ces différents éléments, l’organisation Soutenons l’État de droit appelle les instances compétentes à vérifier la matérialité des faits et à tirer les conséquences nécessaires. Elle souligne que le respect des exigences protocolaires, de la retenue et de la dignité dans les rapports entre autorités publiques demeure essentiel pour préserver la cohésion institutionnelle et l’image de l’État.
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