À Mbuji-Mayi, se déplacer en taxi-moto ou en véhicule de transport en commun est devenu un véritable casse-tête pour les habitants. En l’espace de quelques mois, les tarifs ont presque doublé. Une course qui se payait autrefois à 500 francs congolais revient désormais à 1.000 FC, voire 1.500 FC pour certains trajets.
Selon les témoignages recueillis auprès de plusieurs conducteurs de taxi-moto, cette hausse serait liée à plusieurs facteurs. Les travaux de réhabilitation des grandes artères de la ville, notamment l’avenue Inga et le boulevard Laurent-Désiré Kabila, obligent les chauffeurs à emprunter des détours par les avenues secondaires, rallongeant ainsi les distances parcourues.
À cela s’ajoute la variation du prix du carburant, actuellement vendu entre 4.500 FC et 5.000 FC le litre. « Nous ne pouvons pas maintenir les anciens prix alors que le carburant nous coûte plus cher », explique un motocycliste.
Au-delà du carburant et des détours, d’autres conducteurs pointent du doigt la pression de leurs employeurs qui augmentent les versements journaliers. Certains évoquent également le coût des plaques d’immatriculation, ainsi que les taxes et jetons journaliers imposés par les autorités locales.
En attendant une régulation effective du secteur, la population mbujimayienne continuent de supporter cette flambée des prix du transport en commun, devenue une réalité incontournable du quotidien urbain.
|Par Justin KANKONDE









