Chaque 16 janvier, la République démocratique du Congo commémore la disparition de Laurent-Désiré Kabila, 3e Président de la République et figure majeure du nationalisme congolais, assassine en 2001 à Kinshasa. Son héritage continue de vivre à travers les témoignages de ceux qui l’ont côtoyé et qui ont mesuré la portée de sa vision pour un Congo souverain et maître de ses richesses.
Le sénateur Alphonse Ngoyi Kasanji se souvient de deux rencontres marquantes avec le Chef de l’État. La première eut lieu alors qu’il conduisait une délégation de la Fédération congolaise de l’or et du diamant. Lors du lancement du franc congolais, Laurent-Désiré Kabila parla du pays avec une telle sincérité que l’émotion gagna l’assistance, convainquant même le Kasaï d’accepter cette monnaie, là où le nouveau Zaïre avait été rejeté.
La seconde rencontre se déroula à Lubumbashi, autour du dossier d’un diamant de 265 carats saisi illégalement. Après audition, le Président trancha sans équivoque : « Nous n’avons pas chassé la dictature pour pratiquer les mêmes anti-valeurs du passé », témoigne l’ancien gouverneur du Kasaï-Oriental. Il ordonna la restitution immédiate du diamant, décision exécutée dès le retour à Kinshasa, poursuit-il.
À travers ces actes, Laurent-Désiré Kabila incarnait une rupture claire avec la corruption et l’arbitraire, prônant l’ordre, la discipline, l’auto prise en charge et le patriotisme. Il portait la vision d’un Congo véritablement indépendant, développé grâce à ses propres ressources et au service de son peuple.
En ce 16 janvier, la nation se souvient d’un homme d’État pour qui le pouvoir n’avait de sens que s’il servait la justice et la dignité nationale. Pensée pieuse à Laurent-Désiré Kabila, soldat du peuple à la mémoire éternelle.
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