Les organisations engagées dans la défense des droits des femmes au Kasaï-Oriental disposent désormais d’un Réseau provincial des défenseures des droits des femmes. Cette structure a été mise en place par le consortium CC Congo, CEFK et l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM), à l’issue d’un atelier organisé par l’UCOFEM avec l’appui du Centre Carter. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Voix et Leadership des Femmes Renouvelé (VLFR), financé par Affaires mondiales Canada.
À l’ouverture des travaux, la directrice provinciale de l’UCOFEM au Kasaï-Oriental, Mme Ruth Biatshinyi, a mis en avant la nécessité pour les organisations féminines de travailler en synergie afin d’apporter des réponses plus efficaces aux différentes formes de violences faites aux femmes. Elle a souligné que la mise en réseau permettra aux acteurs de mutualiser leurs efforts, de parler d’une même voix et de renforcer leur influence auprès des décideurs.
Trois exposés ont marqué les travaux. La première intervenante, Gertrude Ndaya, activiste des droits des femmes et présidente du CEFIDE, a insisté sur l’importance, pour toute défenseure des droits humains, de maîtriser les textes juridiques ainsi que les mécanismes de protection existants afin d’accompagner efficacement les victimes et de défendre leurs droits. Abordant la question du réseautage des organisations féminines, Esther Ndalafina, journaliste et femme leader, a souligné que la solidarité entre les différentes structures constitue un levier essentiel pour renforcer l’efficacité des actions de lutte contre les violences basées sur le genre.
Pour sa part, Me Jimmy, coordonnateur du Réseau provincial des défenseurs des victimes de torture (RPDVT), a partagé son expérience sur le fonctionnement des réseaux de défense des droits humains. Les participantes ont ensuite procédé à la mise en place officielle du Réseau des défenseures des droits des femmes du Kasaï-Oriental (RDDF-KO), une structure qui sera dirigée par Mme Mamy Rachel Mianda. Celle-ci aura pour mission de promouvoir, protéger et défendre les droits des femmes dans la province.
Clôturant les travaux au nom de la ministre provinciale du Genre, le coordonnateur du ministère, Albert Baya, a encouragé les organisations membres du réseau à faire de cette structure une plateforme de référence en matière de promotion et de protection des droits des femmes et des filles au Kasaï-Oriental.
Il convient de rappeler que cette activité a réuni une trentaine d’organisations féminines venues de Mbujimayi et du territoire de Lupatapata.
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