C’est dans une ambiance empreinte de responsabilité civique et de ferveur démocratique que s’est tenu ce vendredi 3 Juillet 2026 matin, au Show Buzz de Kinshasa, le « Grand Débat de la Jeunesse sur les réformes constitutionnelles ». Organisé à l’initiative du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), cet événement historique a réuni des centaines de jeunes venus de tous les horizons, de 26 provinces du pays et de toutes tendances pour réfléchir sur l’avenir des institutions du pays.
Placée sous le thème central « Gouvernance participative : Quelles réformes pour favoriser l’accès des jeunes aux postes de décision et garantir la stabilité du pays ? », cette rencontre vise à donner une voix délibérative à une catégorie démographique qui représente plus de 65 % de la population congolaise.
Dans son allocution d’ouverture, le Président du Conseil National de la Jeunesse, l’Ambassadeur Claude Mbuyi, a rappelé l’importance cruciale de ce forum. Loin de vouloir opposer les générations ou cliver les opinions, il a insisté sur la nécessité de faire de la jeunesse une actrice à part entière des grandes décisions de la Nation.
« Les réformes institutionnelles suscitent aujourd’hui des interrogations, des attentes et parfois des divergences. C’est le propre d’une démocratie vivante. Mais le débat ne doit jamais être une source de division. Il doit être un espace d’écoute, de dialogue et de construction collective. C’est dans cet esprit que le Conseil National de la Jeunesse a pris l’initiative d’organiser cette rencontre, afin que la jeunesse ne soit pas simple spectatrice des décisions qui engagent son avenir, mais qu’elle en soit pleinement actrice », a-t-il martelé.
L’Ambassadeur Claude Mbuyi a également tenu à recadrer le sens de ce débat en s’appuyant sur les orientations du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Chilombo, lors de son discours du 30 juin dernier. Citant le Président de la République, il a rappelé que si aucune question d’intérêt national ne doit être interdite de réflexion, tout débat touchant au pacte fondamental de la nation doit impérativement s’exclure de « la précipitation, la manipulation ou l’obsession politicienne » . C’est donc sous le signe de la sérénité, de la rigueur et de l’intérêt général que les travaux ont été lancés.
La grande force de ce forum réside dans sa représentativité et son caractère inclusif. Preuve de la maturité politique de la jeunesse congolaise, les échanges ne se sont pas limités à une seule ligne de pensée.
Plusieurs éminents professeurs et cadres académiques sont intervenus pour apporter un éclairage scientifique, juridique et historique sur les enjeux des réformes constitutionnelles en Afrique et en RDC. Leurs contributions ont permis d’élever le niveau des discussions, offrant aux jeunes des clés de compréhension essentielles pour formuler des propositions solides.
De manière remarquable, le forum a également ouvert ses tribunes à la contradiction démocratique. De nombreux jeunes leaders issus de l’opposition politique ont activement pris la parole. Dans un esprit républicain et de respect mutuel, ils ont pu confronter leurs idées avec celles des autres participants, enrichissant le débat de perspectives diverses sur la transparence électorale, l’équilibre des pouvoirs et les garanties démocratiques.
Au-delà des divergences partisanes, une ambition commune a soudé l’assemblée tout au long de la journée; bâtir une République démocratique du Congo plus forte, inclusive et résolument tournée vers l’avenir, à travers des réformes qui prennent en compte l’intérêt supérieur de la population et particulièrement celle de la jeunesse.
|Par Jeanpy Kabongo Kambeta









