En marge de la célébration de la Journée internationale de la Jeunesse, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accordé une audience le jeudi 13 août 2026 à la ministre de la Jeunesse et Éveil Patriotique, Grâce Émie Kutino. Cette rencontre est intervenue vingt-quatre heures seulement après la marche citoyenne baptisée « Oui je le veux », marquant ainsi le dépôt officiel du cahier des charges récapitulant les aspirations profondes de la jeunesse congolaise.
Au cœur de ce document de plaidoyer remis en mains propres au Chef de l’État se trouvent des problématiques structurelles cruciales, notamment l’insertion professionnelle, la création d’opportunités d’emplois durables, le renforcement des structures de formation professionnelle, ainsi qu’une participation accrue des jeunes au sein des instances décisionnelles. Mais au-delà des défis socio-économiques, la question de la réforme constitutionnelle s’impose comme la pierre angulaire des revendications portées par la jeunesse congolaise.
« Il y a les défis auxquels les jeunes sont confrontés comme vous le savez : l’emploi, les opportunités, le manque de formation. Et nous avons surtout un problème avec la Constitution actuelle où les jeunes ont revendiqué un plus grand nombre d’articles en leur faveur. La jeunesse a demandé une Constitution qui lui ressemble davantage, une Constitution qui va en faveur du peuple et non de certains individus », a dit Grâce Émie Kutino, Ministre de la Jeunesse et Éveil Patriotique
Le document déposé entre les mains de Félix Tshisekedi formule une exigence claire en faveur d’une meilleure représentativité de la couche juvénile dans toutes les structures de la gouvernance nationale et dans l’écosystème économique. Les jeunes congolais réclament un quota plus ambitieux et garanti au sein des institutions publiques, mais également des mesures incitatives garantissant leur intégration et leur progression dans le secteur privé. Selon le ministère de la Jeunesse, la constitution actuelle contient des lacunes institutionnelles qui freinent l’épanouissement démocratique et économique des plus jeunes.
« En remettant ce cahier des charges au Président de la République, nous affirmons déjà notre soutien au Chef de l’État, mais aussi c’est un acte qui nous prouve que nous faisons confiance au Président. Nous croyons que les situations auxquelles les jeunes font face peuvent véritablement être résolues et que la jeunesse se retrouvera dans son propre pays. »
Le Président Félix-Antoine Tshisekedi, qui a parcouru attentivement le document durant l’audience, s’est montré particulièrement à l’écoute des requêtes formulées.
|Par Jeanpy Kabongo Kambeta









