La Coalition Article 64 (C64) annonce la reprise de ses actions citoyennes avec une mobilisation prévue le 15 septembre 2026, date de la rentrée parlementaire, pour protester contre la poursuite de l’examen de la loi portant organisation du référendum en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué rendu public à Kinshasa, la coalition de l’opposition affirme vouloir organiser une marche pacifique à travers le pays, avec plusieurs points de rassemblement à Kinshasa devant converger vers le Palais du Peuple, siège du Parlement.
La C64 entend ainsi contester la nouvelle délibération de la loi référendaire, dont l’examen doit reprendre au Parlement lors de la session de septembre. Cette nouvelle étape intervient après la décision de la Cour constitutionnelle du 28 juillet 2026, qui avait déclaré le texte conforme à la Constitution sous réserve de plusieurs observations d’interprétation.
Pour la coalition, la reprise de ce dossier constitue une nouvelle tentative susceptible d’ouvrir la voie à une modification de la Constitution. Dans son communiqué, la C64 réaffirme notamment son opposition à toute révision ou modification constitutionnelle qui permettrait, selon elle, de contourner les dispositions relatives à la limitation des mandats présidentiels.
« Pas de troisième mandat pour Félix Tshisekedi ! 2028 : Alinga, alinga te, akokende ! », martèle la coalition dans son message.
La C64, qui réunit notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, entend faire de cette mobilisation un moment fort de sa contestation politique. Elle avait déjà annoncé des actions citoyennes contre le projet de changement de Constitution au cours des derniers mois.
Cette mobilisation devrait ainsi placer la question de la loi référendaire au cœur de la rentrée parlementaire. Le Parlement doit en effet reprendre l’examen du texte à la suite de la demande de nouvelle délibération formulée par le président Félix Tshisekedi sur la base de l’article 137 de la Constitution.
La C64 appelle, pour sa part, à une mobilisation pacifique et à la vigilance pour défendre ce qu’elle considère comme l’ordre constitutionnel établi par la Constitution du 18 février 2006.
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