Face à la prolifération de contenus inappropriés, de désinformation et de discours haineux sur les plateformes numériques, les appels à une régulation plus rigoureuse se multiplient. Dans une lettre ouverte adressée au président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), le spécialiste en communication digitale Franck Kayombo plaide pour la mise en place d’une structure dédiée à la surveillance des réseaux sociaux.
Les réseaux sociaux occupent aujourd’hui une place centrale dans le quotidien de millions de citoyens, en particulier au sein de la jeunesse. Si ces outils démocratisent l’accès à l’information et favorisent les échanges, ils constituent également un terrain fertile pour la propagation de contenus nuisibles. Face à cette réalité, l’idée d’une interdiction pure et simple de plateformes populaires telles que TikTok est jugée insuffisante par les experts du secteur, d’autant que de nouveaux canaux d’expression émergent constamment.
Pour répondre à ce défi complexe sans restreindre arbitrairement la liberté d’expression, Franck Kayombo suggère la création d’une cellule de contrôle spécifique au sein du CSAC. Cette entité aurait pour missions de lutter activement contre la désinformation, les discours haineux et la diffusion de contenus inadaptés qui érodent le tissu social, tout en permettant aux autorités de repérer et de supprimer promptement les publications illicites ou contraires à l’éthique. De plus, elle jouerait un rôle pédagogique essentiel en accompagnant les utilisateurs vers un usage citoyen et responsable du numérique à travers des campagnes d’éducation aux médias.
Cette proposition met en lumière la nécessité d’adapter les mécanismes de régulation institutionnelle aux mutations technologiques actuelles. En combinant action préventive, sanctions ciblées et sensibilisation, l’initiative portée par les acteurs de la communication digitale cherche à concilier liberté numérique et respect de l’ordre public. Il appartiendra désormais au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication d’examiner la faisabilité de cette cellule de veille afin de bâtir un environnement virtuel plus sain et sécurisé pour l’ensemble de la communauté.
Par Jeanpy Kabongo Kabongo









