L’Assemblée nationale a adopté, ce vendredi 23 octobre 2026, la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo, après l’intégration des réserves formulées par la Cour constitutionnelle. Le texte est désormais transmis au Sénat pour une seconde lecture.
Cette adoption intervient dans le cadre de la nouvelle délibération sollicitée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, à la suite de l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 28 juillet 2026. La Haute Cour avait déclaré le texte conforme à la Constitution, sous certaines réserves nécessitant la suppression, la substitution ou la réécriture de plusieurs dispositions.
Cependant, le processus d’adoption suscite des contestations au sein de l’opposition parlementaire, qui dénonce un passage en force.
Christian Mwando, président du groupe parlementaire Ensemble pour la République, conteste la démarche ayant conduit à l’adoption de cette loi. Selon lui, le vote du texte risque de compromettre les efforts en faveur du dialogue politique, pourtant présenté comme nécessaire à la recherche de la paix et de la cohésion nationale.
Pour l’opposition, l’examen de cette loi ne peut être dissocié du contexte politique actuel, marqué par des divergences sur l’avenir institutionnel du pays et les conditions d’un dialogue national inclusif.
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