L’ancien président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba, a été arrêté ce vendredi matin à son domicile par les services de sécurité, à son retour d’un voyage en Europe et à Kindu, son fief politique. Les motifs de cette arrestation n’étaient pas encore connus au moment de la rédaction de cet article.
Ancien cadre du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et figure historique de la scène politique congolaise, Alexis Thambwe Mwamba a longtemps été proche de l’ancien président Joseph Kabila. Son interpellation intervient dans un contexte politique marqué par la création du groupe rebelle FRN par Joseph Kabila et à quelques heures de l’adoption de la loi révisée portant organisation du référendum en République démocratique du Congo.
Cette arrestation suscite déjà des réactions dans la classe politique. Le sénateur Salomon SK Della a vivement dénoncé ce qu’il qualifie d’« arrestation arbitraire », condamnant avec fermeté une démarche qu’il considère comme une provocation.
Dans sa déclaration, l’élu estime que s’en prendre à un ancien président du Sénat âgé de plus de 80 ans constitue un acte « inacceptable ». Il appelle implicitement à davantage de retenue dans la gestion des tensions politiques, estimant que la situation actuelle exige plutôt une décrispation.
Salomon SK Della établit également un lien entre cette arrestation et les controverses entourant la loi fixant les conditions d’organisation du référendum. Il accuse le pouvoir de Kinshasa de s’inscrire dans une dérive autoritaire et dénonce un texte qu’il juge destiné à faciliter une modification de la Constitution.
Pour l’heure, aucune communication officielle sur les raisons de l’interpellation d’Alexis Thambwe Mwamba n’est mentionnée dans les informations disponibles. Les circonstances exactes de cette arrestation ainsi que ses éventuelles suites judiciaires restent donc à établir.
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