Le député national Flory Mapamboli Posa a déposé ce mercredi 30 septembre 2026 une proposition de loi portant prévention et gestion de la pollution plastique en République démocratique du Congo. Cette initiative vise à instaurer un cadre cohérent couvrant l’ensemble du cycle de vie des produits plastiques, de leur mise sur le marché jusqu’à leur collecte, leur recyclage et leur traitement.
Le texte prévoit notamment l’interdiction progressive de plusieurs produits plastiques à usage unique. Les sacs, sachets et films plastiques à usage unique remis au point de vente seraient interdits 18 mois après la publication de la loi, tandis que certains produits jugés particulièrement problématiques le seraient après 12 mois. Le texte prévoit également la mise en place d’une consigne obligatoire pour les bouteilles en plastique destinées à l’eau et aux boissons non alcoolisées.
La proposition introduit par ailleurs le principe de responsabilité financière des producteurs et importateurs, appelés à contribuer au financement de la collecte, du tri, du réemploi et du recyclage des déchets issus de leurs produits. Elle prévoit aussi l’intégration des récupérateurs, associations, coopératives et petites entreprises dans les opérations de collecte et de tri, à travers des contrats transparents et des garanties en matière de santé et de sécurité.
Sur le plan des sanctions, les amendes administratives pourraient représenter 0,5 % à 5 % du chiffre d’affaires hors taxes réalisé en RDC, avec la possibilité d’atteindre 10 % en cas de récidive.
Pour le député Flory Mapamboli, cette réforme doit permettre de passer d’un système marqué par des interdictions dispersées à un dispositif progressif, contrôlable et adapté aux réalités du pays. L’élu entend ainsi s’attaquer à un phénomène qu’il présente comme une menace majeure pour les populations et l’environnement, allant jusqu’à affirmer que la pollution plastique « tue autant que les groupes armés ».
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