Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a vivement réagi à la récente déclaration de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) opposée au projet de révision de la Constitution. S’exprimant lors d’un meeting populaire organisé le samedi 20 juin 2026, le député national a accusé les évêques catholiques d’entretenir une hostilité de longue date envers la famille Tshisekedi.
« Ils ont la haine contre le nom de Tshisekedi. C’est depuis 1992 qu’ils avaient inventé la troisième voie. Quand nous avons gagné les élections de 2018, ils n’étaient pas non plus d’accord avec nous. Même aujourd’hui, avec cette déclaration, ils oublient que nous sommes dans un pays laïc », a-t-il déclaré sur un ton particulièrement virulent.
Devant une foule acquise à sa cause, le chef du parti présidentiel a également relativisé l’influence de la CENCO dans le débat national. Selon lui, l’organisation ne représente qu’une confession religieuse parmi tant d’autres et ne peut imposer sa vision à l’ensemble de la société congolaise.
Poursuivant son intervention, Augustin Kabuya a accusé certains responsables de l’Église catholique de défendre des intérêts contraires à ceux du pays, allant jusqu’à les qualifier de corrompus.
« La CENCO, c’est quoi ? C’est leur point de vue. Demain, une autre confession religieuse donnera sa position. Ce sont des corrompus. Au lieu de se taire, ils ont décidé de marcher avec les aventuriers », a-t-il lancé.
En République démocratique du Congo, le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution continue de susciter de vives divergences. Alors que plusieurs Églises de réveil se sont prononcées en faveur de cette réforme, l’Église catholique a clairement affiché son opposition. De son côté, l’Église du Christ au Congo (ECC) plaide pour un large consensus national avant toute initiative de modification de la loi fondamentale.
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