Réunie en conclave à Rome du 26 au 27 octobre 2026, la coalition C64 a exprimé ses préoccupations face à la situation politique en République démocratique du Congo. Dans sa déclaration finale, elle dénonce ce qu’elle qualifie de « projet de coup d’État constitutionnel » à travers la loi sur le référendum et condamne, dans le même temps, le recours aux armes pour accéder au pouvoir ou s’y maintenir.
La C64 met en garde contre toute tentative de contourner les limites constitutionnelles pour prolonger le pouvoir en place. Elle condamne « le projet de coup d’État constitutionnel visant à détourner les institutions et les forces de sécurité pour maintenir le pouvoir en place au-delà des limites constitutionnelles ».
La coalition affirme également son opposition à la lutte armée, estimant que l’accès au pouvoir, son exercice et son maintien doivent impérativement se conformer à la Constitution et aux lois de la République. Une position qui traduit son attachement aux principes démocratiques, dans un contexte marqué par les tensions politiques et sécuritaires.
Un dialogue impliquant Tshisekedi et Kabila
Face à cette crise, la C64 plaide pour la convocation d’un dialogue véritablement inclusif, susceptible de réunir les différentes forces politiques et les acteurs concernés. La coalition se dit disposée à rencontrer aussi bien le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo que son prédécesseur, Joseph Kabila, afin de contribuer à la recherche d’une issue politique.
Sans désigner explicitement le Front pour la refondation de la nation (FRN) dans les éléments de sa déclaration repris ici, la C64 condamne clairement le recours aux armes comme moyen de conquête ou de conservation du pouvoir.
Pour la coalition, aucune solution durable à la crise congolaise ne peut être construite sur la violence. Elle insiste sur la nécessité de privilégier les mécanismes politiques et démocratiques, dans le respect de la souveraineté nationale et de l’ordre constitutionnel.
La décrispation politique comme préalable
Au-delà de l’appel au dialogue, la C64 réclame des mesures de décrispation politique. Parmi ses demandes figurent la libération des prisonniers politiques, le retour des Congolais contraints à l’exil et la fin des poursuites judiciaires qu’elle considère comme participant aux tensions politiques.
Ces mesures sont présentées comme des conditions importantes pour instaurer un climat de confiance entre les protagonistes et favoriser des échanges sincères.
Enfin, la coalition réaffirme son attachement à « l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale » de la République démocratique du Congo. Elle appelle ainsi les acteurs politiques à privilégier une issue respectueuse de la Constitution, dans un contexte où les divergences sur l’avenir institutionnel du pays continuent d’alimenter le débat national.
Au terme de ce conclave de Rome, la C64 défend donc une double ligne : rejeter aussi bien la remise en cause de l’ordre constitutionnel que la conquête du pouvoir par les armes, tout en faisant du dialogue inclusif et de la décrispation politique des leviers essentiels pour sortir de la crise.
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