L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) a officiellement désavoué les déclarations tenus par Fils Mukoko, qui avait évoqué la distribution d’armes à la population et annoncé des actions de protestation devant l’ambassade de Belgique en République démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel publié ce mercredi 21 octobre 2026, la présidence du parti, par l’entremise de son président intérimaire, Augustin Kabuya Tshilumba, condamne toute initiative visant à distribuer des armes en dehors du cadre légal et des institutions habilitées à assurer la défense et la sécurité nationales.
Le parti au pouvoir affirme ne pas être associé aux déclarations ni aux initiatives annoncées par Fils Mukoko, précisant que celui-ci n’occupe aucune fonction en son sein qui l’autoriserait à engager officiellement la formation politique sur de telles questions.
« L’UDPS/Tshisekedi se désolidarise totalement de toutes les initiatives appelant à la violence et décline toutes les responsabilités quant aux conséquences qui pourraient en résulter », indique le communiqué.
La non-violence, un principe historique du parti
Dans sa mise au point, l’UDPS rappelle que la non-violence constitue l’un des fondements de son combat politique depuis sa création, le 15 février 1982, sous l’impulsion de ses fondateurs, notamment Étienne Tshisekedi wa Mulumba.
Le parti souligne que son engagement en faveur de la démocratie, de l’État de droit et des libertés fondamentales ne saurait être remis en cause par des initiatives individuelles.
Tout en réaffirmant son attachement à la liberté d’expression et au droit de manifestation pacifique, l’UDPS insiste sur le respect des lois de la République, de la sécurité des personnes et des biens ainsi que des obligations internationales du pays, notamment en matière de protection des missions diplomatiques.
Le parti rappelle également à ses cadres, combattants et sympathisants qu’aucun membre ne peut engager la formation politique ni agir en son nom sans un mandat régulier de ses instances compétentes.
Une enquête judiciaire ouverte sur instruction du gouvernement
Par ailleurs, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a instruit le procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux des propos tenus par Fils Mukoko.
Le ministère de la Justice indique dans un communiqué ce mercredi que ces propos évoqueraient notamment l’intention de distribuer des armes dans des terrains de football, des églises et des universités, ainsi que des menaces visant des ressortissants occidentaux présents en République démocratique du Congo.
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