Dans un message empreint d’émotion et de fermeté, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a réagi à la recrudescence des combats dans l’Est de la République démocratique du Congo, qu’elle attribue à « l’intensification des attaques menées par le Rwanda en violation des accords de Washington ». Face à la détérioration de la situation sécuritaire, elle dit avoir « le cœur tourné vers les populations meurtries », rappelant la détresse des familles déplacées et des victimes civiles qui subissent de plein fouet la violence des affrontements.
« J’entends leurs souffrances, je partage leurs larmes, et je veux leur dire qu’ils ne sont pas seuls », a-t-elle assuré, réaffirmant l’engagement du Gouvernement à fournir assistance humanitaire et protection aux communautés affectées.
La cheffe du Gouvernement a également lancé un appel pressant à la mobilisation nationale en faveur de la protection des civils, qu’elle considère comme une priorité absolue en ces « heures sombres » pour la nation. Elle a souligné que l’État restait déterminé à rétablir la sécurité et à ramener une paix durable sur l’ensemble du territoire, malgré les défis imposés par la persistance des attaques armées dans la région.
Aux côtés du Président de la République, Félix Tshisekedi, Commandant suprême des FARDC et de la Police nationale, Judith Suminwa Tuluka a rendu un vibrant hommage aux forces engagées au front. Elle a salué « le courage, la détermination et le sacrifice » des FARDC ainsi que des groupes patriotiques Wazalendo, qualifiant leurs actions de « véritable bouclier de la souveraineté nationale ».
« Ils défendent notre terre, notre dignité et notre avenir face à ceux qui refusent de respecter la paix », a-t-elle insisté.
Dans un appel à l’unité et à la résilience nationale, la Première ministre a appelé les Congolais à rester solidaires face aux épreuves actuelles. Elle s’est voulue rassurante quant à l’issue du conflit : « Malgré la douleur, malgré les épreuves, la paix reviendra, et notre peuple se relèvera. »
Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions régionales et de vives inquiétudes pour la protection des populations civiles, alors que plusieurs zones de l’Est connaissent une résurgence des combats.
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