Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a été suspendu de ses fonctions ce lundi 29 décembre, sur décision du Chef d’état-major général de l’armée congolaise, a-t-on appris de source militaire citée par l’Agence congolaise de presse (ACP).
Cette mesure disciplinaire fait suite à des propos controversés tenus par l’officier supérieur le samedi dernier.
Lors d’une intervention à la télévision nationale, le général-major Ekenge a évoqué un prétendu stratagème attribué à des femmes de la communauté tutsie, visant à perpétuer une supposée « suprématie » démographique de leur race par les naissances, des déclarations jugées discriminatoires et stigmatisantes.
Ces propos ont suscité une vague de réactions indignées, tant au niveau national qu’international. La Belgique, notamment, a exprimé sa vive préoccupation, qualifiant ces déclarations de particulièrement graves, incompatibles avec les valeurs de respect des droits humains et de cohésion sociale.
De son côté, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a toujours réaffirmé son engagement ferme contre toute forme de discrimination, rappelant que toutes les communautés congolaises doivent être protégées et traitées sur un pied d’égalité, conformément à la Constitution et aux principes de l’État de droit.
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