Le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement annonce l’ouverture de procédures judiciaires à la suite de deux incidents survenus récemment sur le fleuve Congo, dans les provinces de l’Équateur et de Kinshasa. Dans un communiqué officiel publié ce mardi 6 octobre 2026, le ministère fait état de deux accidents distincts ayant entraîné des pertes en vies humaines, une disparition et d’importants dégâts matériels. Il annonce également des mesures judiciaires visant les capitaines et propriétaires des embarcations concernées.
Le premier incident s’est produit dans la nuit du vendredi 2 octobre, vers 2 heures du matin, à hauteur de 5 Tonneaux, aux environs de Lukolela, dans la province de l’Équateur. Une collision a impliqué deux baleinières, H/B Super Victoire et Dieu se Cache. Le bilan communiqué par le ministère fait état de deux morts et 35 disparus, ainsi que d’importants dégâts matériels.
Selon le communiqué, les deux embarcations naviguaient en violation de plusieurs mesures de sécurité, notamment l’interdiction de la navigation nocturne et l’absence de feux de navigation. Le port des gilets de sauvetage n’aurait également pas été respecté.
Sur le plan judiciaire, le capitaine de la baleinière Dieu se Cache a été interpellé et placé en détention. Une plainte a par ailleurs été transmise, le 5 octobre, au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mbandaka afin d’engager des poursuites contre les capitaines et propriétaires des deux embarcations.
Un deuxième accident à Kinshasa
Deux jours plus tard, le dimanche 4 octobre, un autre incident s’est produit à Nganda Musolo, dans la commune de la Nsele, à Kinshasa. La barge métallique Global IV, appartenant au convoi du pousseur M/B Global Express, a fait naufrage lors d’une manœuvre d’accostage.
Le ministère rapporte la disparition d’un enfant et d’importants dégâts matériels. Le capitaine aurait perdu le contrôle de la barge à la suite du blocage de l’hélice par des herbes flottantes.
Là encore, le capitaine a été arrêté par la police locale et mis à la disposition du parquet. Une plainte officielle a été déposée le 5 octobre auprès du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Ngaliema contre le capitaine et le propriétaire.
Le ministère annonce une application stricte des règles
À travers ces procédures, le ministère entend rappeler la responsabilité des différents acteurs de la navigation fluviale. Le communiqué souligne notamment la responsabilité des commissaires fluviaux et représentants de l’État dans le contrôle de la navigation, mais aussi celle des propriétaires d’embarcations en cas de manquements mettant en danger les usagers.
Les autorités réitèrent ainsi plusieurs règles : port obligatoire du gilet de sauvetage, interdiction de naviguer la nuit sans autorisation spéciale, respect du tonnage légal et interdiction d’utiliser des ports non officiels ou non reconnus par l’autorité fluviale.
Le ministère prévient enfin que tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires, affirmant sa volonté de faire appliquer strictement les règles de sécurité sur les voies navigables.









