Il y a des signes qui ne trompent pas. Depuis quelques semaines, un vent nouveau souffle sur la ville de Mbujimayi. Longtemps décriée pour son état d’insalubrité inquiétant, la capitale du Kasaï-Oriental semble entamer son changement, sous l’impulsion d’une autorité urbaine désormais omniprésente sur le terrain et d’une société civile vigilante.
C’est un constat qui fait l’unanimité, les nouvelles artères de la ville brillent d’un nouvel éclat. Chaque matin, des brigades de balayeuses s’activent pour redonner fière allure à la voirie. Ce changement notable n’a pas échappé à Maître Idriss Mbiya Ciakama.
Avocat au Barreau du Kasaï-Oriental et observateur critique de la gestion de la cité, ce juriste avait récemment interpellé l’autorité urbaine sur la « grave insalubrité » qui menaçait la santé publique. Aujourd’hui, avec honnêteté intellectuelle, il change de ton pour applaudir les progrès.
« Leur travail apporte une véritable bouffée de fraîcheur à notre cadre de vie », écrit Maître Mbiya Ciakama sur son compte Facebook Officiel en observant ces dames à l’œuvre. « Je tiens à féliciter l’autorité urbaine pour cette action louable. Notre cité est modeste, mais elle mérite d’être soignée et maintenue dans un état impeccable. »
Ce satisfecit de l’élite locale vient couronner une série de mesures drastiques prises par le Maire de la ville, Jean-Marie Lutumba. Réceptif aux critiques de sa population, le Maire a quitté son bureau pour descendre dans l’arène.
Au-delà du balayage quotidien, l’autorité urbaine multiplie les actions d’envergure pour remettre de l’ordre, parlant du Boulevard Laurent Désiré Kabila, le Maire a récemment ordonné la délocalisation immédiate des panneaux publicitaires qui encombraient la voie. Une décision courageuse qui permet désormais aux équipes techniques de travailler sans entrave et d’aérer cette artère principale.
Soucieux de la durabilité des infrastructures, Jean-Marie Lutumba a formellement interdit l’installation de cabines téléphoniques, de shops et de kiosques sur les caniveaux des routes nouvellement construites. Une mesure de salut public pour éviter l’obstruction des drainages et les inondations futures.
Si l’impulsion vient du sommet, la pérennité de ces actions dépendra de la base. Comme le souligne justement Maître Idriss Mbiya, « la propreté de notre ville relève de la responsabilité de chacun ».
Entre un Maire qui agit avec fermeté et une population qui commence à apprécier les résultats, Mbujimayi est peut-être enfin sur la voie de la renaissance urbaine tant attendue.
Jeanpy kabongo kambeta









