Le leader du Congrès national congolais (CNC), Pius Muabilu, a plaidé pour un changement de la Constitution actuelle, qu’il considère comme inadaptée aux réalités contemporaines de la République démocratique du Congo. Il s’est exprimé ce lundi 25 mai 2026 à Kinshasa, à l’occasion de la transmission officielle du projet de nouvelle Constitution élaboré par son parti à la haute autorité de l’Union sacrée de la Nation.
Selon lui, la Constitution du 18 février 2006 avait été conçue comme une réponse aux enjeux conjoncturels liés à la sortie de crise et à la cohabitation des anciens belligérants. « Aujourd’hui, il est nécessaire de la réadapter pour en faire un véritable instrument au service du peuple », a-t-il déclaré, qualifiant cette initiative de « décision salvatrice ».
Le projet présenté est le fruit d’une réflexion menée pendant dix jours par des experts du CNC, qui ont identifié plusieurs faiblesses dans l’actuelle loi fondamentale. Cette analyse a conduit à une option jugée « radicale » par ses initiateurs : celle d’un changement constitutionnel. Le document propose notamment la suppression et la modification de certains articles, dont les détails n’ont pas encore été rendus publics, la primeur étant réservée à la hiérarchie de l’Union sacrée.
Pour Pius Muabilu, la future Constitution devra apporter des solutions aux problèmes structurels auxquels fait face la population congolaise. Il a ainsi appelé les citoyens à s’approprier cette démarche et à accompagner ce processus de réforme.
Dans cette dynamique, le CNC prévoit de déployer dès la semaine prochaine les membres de son bureau politique à travers le pays afin d’expliquer le bien-fondé de cette initiative et de sensibiliser la population à y adhérer.
Le document a été réceptionné par André Mbata, secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, au siège de la plateforme présidentielle, marquant ainsi une étape importante dans la promotion de ce projet de réforme constitutionnelle.
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