À l’occasion des 61e Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), organisées à Brazzaville du 25 au 29 mai 2026, une étape majeure a été franchie dans la concrétisation du projet de pont route-rail reliant Kinshasa à Brazzaville. Le mardi 26 mai, les autorités congolaises ont procédé au lancement officiel de l’avis d’appel à propositions (AAP) pour la sélection d’un concessionnaire privé chargé de piloter ce chantier d’envergure.
Présent à cette rencontre stratégique, le vice-Premier ministre en charge des Transports de la RDC, Jean-Pierre Bemba, a salué une avancée décisive vers la réalisation de cette infrastructure transfrontalière. Dans son allocution, il a souligné que cet appel à propositions vise à identifier un partenaire capable d’assurer à la fois le financement, la construction et l’exploitation du futur pont, selon un modèle de partenariat public-privé.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités de premier plan, dont le ministre des Infrastructures de la RDC, John Banza Lunda, ainsi que Jean-Jacques Bouya, représentant le gouvernement de la République du Congo. Des partenaires techniques et financiers, notamment Africa50 et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, ont également pris part aux échanges.
Au-delà de son aspect infrastructurel, ce projet revêt une forte dimension politique et économique. Selon Jean-Pierre Bemba, il traduit la volonté commune des chefs d’État des deux rives du fleuve Congo de renforcer l’intégration régionale et de soutenir la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Il devrait, à terme, faciliter les échanges commerciaux, réduire les coûts logistiques et stimuler les investissements dans la sous-région.
Le pont route-rail Kinshasa–Brazzaville est considéré comme l’un des projets structurants les plus attendus en Afrique centrale. En reliant directement les capitales des deux Congo, il permettra de fluidifier la mobilité des personnes et des biens, tout en désenclavant davantage la RDC et ses corridors économiques stratégiques.
Clôturant son intervention, le vice-Premier ministre a lancé un appel appuyé aux investisseurs et aux groupements d’entreprises préqualifiés, les invitant à répondre massivement à cet appel à propositions. Il a insisté sur la nécessité d’un engagement fort du secteur privé pour concrétiser ce projet emblématique, porteur d’opportunités économiques majeures pour toute la région.









