Ce mercredi 27 mai 2026, au deuxième jour du premier Congrès d’études congolaises, axé sur le thème « Demain le Congo du Troisième Millénaire : Conscience historique, gouvernance des savoirs et devenir national », le professeur Isidore Ndaywel è Nziem s’est confié à la presse locale. À cette occasion, il a explicité le concept des « Études congolaises », au cœur de ces assises.
« Parce qu’il existe dans le monde ce genre d’opérations, n’est-ce pas ? Les études américaines, les études françaises… C’est-à-dire que les études congolaises, c’est un peu le concentré d’informations, de connaissances sur le Congo. Parce que nous avons constaté que les scientifiques congolais travaillent beaucoup, mais cela se fait de manière un peu dispersée. Les connaissances congolaises ne sont pas produites uniquement par des Congolais. Il y a aussi des étrangers qui le font », a-t-il déclaré.
En rapport avec ce congrès, le directeur général de l’Institut congolais d’études avancées (ICEA) a exprimé le vœu de voir ces échanges se tenir de manière périodique et régulière, afin de traiter des thématiques importantes contribuant à l’avancement de la nation.
« Alors, ceci est un premier congrès. À l’ICEA et à l’Académie congolaise des sciences, notre objectif est de faire en sorte que nous puissions organiser, de manière périodique et régulière, les Congrès d’études congolaises. Ceci est donc une grande première, et nous sommes reconnaissants à l’Université Officielle de Mbuji-Mayi et à la province du Kasaï-Oriental d’avoir bien voulu abriter cette manifestation », a-t-il renchéri.
Isidore Ndaywel a également souligné que les retombées de ce genre de rencontres résident essentiellement dans une prise de conscience collective, notamment chez les hommes de science, les étudiants et l’ensemble des Congolais.
« Les retombées d’une réunion comme celle-ci, ce n’est pas de dire : “on a ajouté 2 kilomètres sur l’asphaltage de telle route”. Ce n’est pas dans ce sens-là. C’est une prise de conscience qui s’opère au niveau des hommes de science, afin de réajuster leur manière de voir les choses. C’est aussi une prise de conscience chez les étudiants qui nous écoutent, ainsi que chez les autres Congolais qui nous ont suivis en ligne. Il s’agit de comprendre qu’il ne suffit plus d’être excellent dans son domaine, mais qu’il faut adapter ses connaissances aux réalités et aux intérêts du pays », a-t-il conclu.
Ouvert mardi 26 mai, ce congrès va se clôturer le vendredi 29 mai 2026.
Par Crispin Tshisambu









