Le député provincial du Kasaï-Oriental, Serge Ngoyi Kamukonzo, a fermement rejeté les accusations de violence portées contre lui lors de l’incident survenu à l’hémicycle provincial le vendredi 5 juin 2026. Lors d’un point de presse tenu ce samedi 6 juin 2026 en fin d’après-midi à Mbujimayi, l’élu de Tshilenge a tenu à rétablir sa version des faits concernant les événements du vendredi 5 juin, survenus en pleine séance plénière.
« Je n’ai jamais levé la main sur un collègue député », a-t-il déclaré d’entrée, balayant les rumeurs faisant état d’altercations physiques entre élus. Selon lui, aucun échange de coups n’a jamais eu lieu. Il précise que l’incident a été déclenché lorsque le député Henri Kapinga a renversé le lutrin, perturbant ainsi le bon déroulement de la plénière. D’autres députés se seraient alors levés pour tenter de rétablir l’ordre.
Revenant sur le fond du débat, Serge Ngoyi Kamukonzo a expliqué être intervenu par une motion incidentielle, conformément à l’article 68 du règlement intérieur de l’Assemblée provinciale. « Lorsqu’une motion incidentielle est accordée, son initiateur doit être écouté sans interruption jusqu’à la fin », a-t-il rappelé, ajoutant que toute question soulevée par la suite devait lui être soumise pour appréciation.
Le député a également rejeté les accusations selon lesquelles il s’opposerait au contrôle parlementaire. Il a toutefois mis en garde contre les dérives potentielles de cet exercice : « Le contrôle parlementaire ne doit pas être perçu comme un outil d’enrichissement personnel ou de marchandage vis-à-vis des gestionnaires de la province », a-t-il insisté.
Il a par ailleurs dénoncé une tentative du bureau de s’approprier les conclusions d’un éventuel rapport de contrôle pendant la période des vacances parlementaires, estimant que le délai restant – environ quinze jours – est insuffisant pour mener un travail sérieux et produire un rapport crédible.
« L’argent que gère le gouvernement est celui du peuple. Si nous exerçons un contrôle, c’est pour rendre compte à ce même peuple », a-t-il souligné, avant de s’interroger sur la faisabilité d’un tel contrôle dans un délai aussi court.
Enfin, faisant allusion à son intégrité, Serge Ngoyi Kamukonzo a affirmé n’avoir jamais reçu d’argent de la part d’un candidat sénateur ou gouverneur en échange de son vote.
Pour rappel, l’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental a été le théâtre de tensions entre députés le vendredi 5 juin 2026, lors d’une séance plénière marquée par des désaccords autour de la question du contrôle parlementaire.
|Par Crispin Tshisambu









