À la Société Minière de Bakwanga (MIBA), les travailleurs continuent de disparaître dans une indifférence qui suscite de vives inquiétudes. En l’espace de 48 heures, quatre agents ont perdu la vie, conséquence, selon leurs collègues, de la dégradation continue de leurs conditions de vie.
Avec plus de 200 mois d’arriérés de salaires, la situation sociale est devenue insoutenable. L’entreprise est aujourd’hui au bord de la faillite, tandis que les tensions persistantes entre le Directeur général et le Président du Conseil d’administration continuent de peser sur sa gouvernance.
Par ailleurs, les différents plans de relance soumis aux autorités nationales restent, jusqu’à ce jour, sans suite concrète. Quant aux 50 millions de dollars annoncés par le Chef de l’État lors de son passage à Bonzola pour soutenir la relance de la MIBA, ces fonds demeurent, à ce stade, introuvables.

Face à cette crise sociale sans précédent, les travailleurs annoncent une marche de protestation dans les rues de Mbujimayi le mardi 14 juillet, afin de faire entendre leurs revendications et d’alerter les autorités sur l’urgence de leur situation.
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