Face à la hausse inquiétante des prix des denrées de première nécessité à Mbujimayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a engagé une réponse rapide. En réponse aux alertes émises par TALO, le dispositif de suivi des prix du ministère de l’Économie Nationale, qui avait relevé une envolée de la mesurette de farine de maïs (méka) de 2 500 à près de 5 000 francs congolais sur certains marchés, une opération de stabilisation a été officiellement lancée sous les instructions du Président Félix Tshisekedi.
Afin de maîtriser cette crise et de renforcer l’offre locale, le Fonds de régulation économique (FOREC) a conclu, le 8 octobre 2026, un accord stratégique d’approvisionnement avec des industriels locaux de transformation. Cet engagement vise à mettre à la disposition du marché provincial un quota mensuel de 2 500 tonnes de farine de maïs, une quantité jugée essentielle pour couvrir les besoins des ménages, particulièrement durant la période de soudure.
La concrétisation de cette mesure n’a pas tardé sur le terrain avec l’arrivée, le 22 octobre 2026, d’un premier convoi de cinq camions transportant plus de 7 500 sacs de farine. La vente au public a démarré le samedi 24 octobre au prix subventionné de 20 000 francs congolais le sac de 25 kg dans des points de distribution dédiés. Les premières observations font déjà état d’une accalmie encourageante sur les marchés de la ville.
Pour maintenir cet équilibre et garantir un accès équitable aux consommateurs, le Gouvernement prévoit de déployer de nouveaux points de vente à travers toute la ville et d’assurer des livraisons régulières pour éviter toute rupture de stock. De leur côté, les autorités provinciales ont été instruites de veiller scrupuleusement au respect du prix fixé afin de prévenir la spéculation, réaffirmant ainsi la détermination de l’État à protéger le pouvoir d’achat des ménages congolais.
Par Jeanpy Kabongo Kambeta









