C’est une affaire qui fait parler actuellement en République démocratique du Congo. Pour avoir déclaré que « nous allons distribuer des armes dans les universités, les églises… et les Occidentaux vont manquer comment sortir de Kinshasa », Fils Mukoko est frappé d’un embargo médiatique de trois mois par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC). La décision a été prise ce mercredi 21 octobre 2026, à l’issue d’une réunion extraordinaire consacrée à cette affaire.
Cadre de l’UDPS et directeur général intérimaire de la Régie de l’assainissement de Kinshasa (RASKIN), Fils Mukoko avait convoqué la presse pour annoncer des actions de rue contre la Belgique dont un sit-in, à la suite des perquisitions menées à Bruxelles par la justice belge dans les résidences de personnes présentées comme proches du président de la République.
Pour le CSAC, ces propos « constituent une violation manifeste des lois en vigueur et s’écartent des valeurs fondamentales que nous défendons en tant que nation ».
Sur la scène politique, ces déclarations suscitent une vive polémique. Dans l’opposition, certains dénoncent la perspective de la mise en place d’une « milice armée » et alertent les chancelleries occidentales. Du côté du pouvoir, ces propos sont présentés comme une dérive personnelle qui n’engagerait ni les autorités publiques ni l’UDPS.
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