L’ONG Soutenons l’État de droit (SED) a officiellement adressé un recours au Président de la République pour s’opposer à la nomination de Lihau Ebua Jean Pierre au sein du gouvernement central. Dans une correspondance datée du 13 avril, la structure citoyenne affirme agir au nom de la défense des principes républicains, de la légalité et de la bonne gouvernance.
Dans sa lettre, l’organisation commence par réaffirmer son soutien à la vision du Chef de l’État ainsi qu’à la réforme constitutionnelle en cours. Toutefois, elle estime que la présence de Jean-Pierre Lihau qu’elle présente comme « Pitsou Kalokola » au sein de l’exécutif porterait atteinte à la crédibilité des institutions et compromettrait les efforts de consolidation de l’État de droit.
Le document énumère plusieurs griefs jugés « graves, récurrents et préoccupants ». Parmi ceux-ci figurent notamment des accusations liées à des réseaux criminels dans la province de la Mongala, des pratiques présumées de trafic d’influence, ainsi que des faits d’usurpation d’identité. L’intéressé est également accusé d’avoir adopté des attitudes jugées irrespectueuses envers la fonction présidentielle en s’auto proclamant « dauphin » du Président Tshisekedi et d’avoir contribué à la déstabilisation d’institutions provinciales.
L’ONG évoque également des soupçons d’implication dans des irrégularités administratives, notamment dans la duplication de matricules de fonctionnaires et dans des ingérences au sein de la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics (CNSSAP). Elle souligne par ailleurs des tensions politiques locales et des comportements perçus comme des abus de pouvoir à l’encontre des autorités provinciales.
Au regard de ces éléments, SED demande explicitement la non-reconduction de Jean-Pierre Lihau au gouvernement et l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin d’établir la vérité sur les faits avancés. L’organisation insiste sur la nécessité de privilégier des profils « loyaux et représentatifs » pour accompagner l’action du Chef de l’État.
Enfin, dans une démarche présentée comme constructive, l’ONG propose la nomination d’une femme originaire du territoire de Bumba (province de la Mongala) afin de renforcer la représentativité et la parité au sein du gouvernement. Une initiative qui, selon elle, contribuerait à consolider l’image d’un pouvoir engagé en faveur de l’égalité des genres.
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