Le tout premier Congrès d’études congolaises appartient désormais à l’histoire. La cérémonie de clôture de ces assises d’envergure scientifique s’est tenue en début d’après-midi de ce vendredi 29 mai 2026, dans l’amphithéâtre Félix Tshisekedi de l’Université Officielle de Mbujimayi (UOM).
Plusieurs personnalités ont pris part à cet événement, notamment le gouverneur du Kasaï-Oriental, des professeurs venus de différents coins de la République, ainsi que de nombreux invités, réunis pour marquer la fin de ce grand rendez-vous scientifique.
Prenant la parole à cette occasion, le Président du Conseil d’Administration des Universités, le Professeur Crispin Maalu Bunyi, a salué le succès de ce congrès, qu’il attribue notamment au leadership du recteur de l’Université Officielle de Mbujimayi et à l’engagement de son comité de gestion.
« Au moment où s’achèvent les travaux du premier Congrès d’études congolaises, organisés à Mbujimayi, je voudrais, au nom de votre auguste Assemblée et à mon nom personnel, adresser mes vifs et sincères remerciements au Professeur Abbé Apollinaire Cibaka et à son comité de gestion pour avoir accepté d’être l’hôte de cette manifestation de haute portée scientifique et d’avoir tout mis en œuvre pour en assurer le succès », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, il a mis en exergue la performance de cette jeune institution universitaire.
« La réussite incontestable de ce congrès, dont nous sommes tous témoins, est l’œuvre du leadership responsable des autorités académiques de l’Université Officielle de Mbujimayi. Elle m’offre l’occasion de réaffirmer encore une fois, de manière solennelle, que ce jeune établissement d’enseignement universitaire est l’une des rares universités issues de l’essaimage des années 90 qui compte aux yeux du Conseil d’administration des universités du Congo », a-t-il ajouté.
Présentant le rapport général du congrès, le Professeur Kabuika Kankuenda a fait savoir que plusieurs recommandations majeures ont été formulées à l’issue de ces assises. Parmi celles-ci figurent notamment la création d’un ordre national des professeurs d’université, la dépolitisation du monde universitaire et scientifique congolais, ainsi que l’allocation d’un budget conséquent à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique.
« L’appel de Mbujimayi, à l’issue du premier Congrès d’études congolaises que nous avons lancé à tous – gouvernants, universitaires et communauté – porte d’abord sur la revalorisation du métier de l’enseignant. Nous avons ainsi proposé la création d’un ordre national des professeurs d’université, qui aura pour mission de protéger et sauvegarder ce métier. Il y a aussi la revalorisation de la recherche. Dans nos recommandations, nous avons rappelé au gouvernement de respecter la demande du Chef de l’État, celle d’allouer 3 % du budget national au secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ce financement permettra de soutenir la modernisation de nos universités, notamment en matière d’infrastructures », a-t-il expliqué.
De son côté, le Gouverneur de province, Jean-Paul Mbwebwa Kapo, a exprimé sa gratitude envers les participants et les organisateurs, tout en les exhortant à continuer à valoriser le pouvoir de la réflexion scientifique. Il a ainsi appelé les intellectuels congolais à jouer pleinement leur rôle dans la transformation du pays.
Cette cérémonie de clôture marque la fin d’un événement scientifique majeur, porteur d’espoir pour l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche en République démocratique du Congo.
|Par Crispin Tshisambu









