L’aéroport international de Bangoka, situé à Kisangani dans la province de la Tshopo, a été le théâtre d’une nouvelle attaque de drones dans la nuit du 24 au 25 mai 2026. Face à cette recrudescence de la violence, l’organisation non gouvernementale Actions pour la Justice, le Développement et les Droits Humains (AJDDH) tire la sonnette d’alarme et exige des sanctions internationales.
Dans un communiqué signée ce jeudi 28 mai, l’organisation rappelle que ce n’est pas la première fois que cette infrastructure subit de telles agressions en 2026. Au cours de la nuit du 31 janvier au 1er février, des drones ciblant le même aéroport avaient été neutralisés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Un mois plus tard, le 1er mars 2026, d’autres appareils avaient été abattus, perturbant temporairement l’atterrissage d’un vol commercial de la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA).
Pour l’AJDDH, le ciblage répété de cet aéroport une infrastructure purement civile éloignée des zones de combat est inadmissible. L’organisation pointe explicitement du doigt les commanditaires et rappelle que, dans un communiqué officiel daté du 2 mars 2026, les rebelles du mouvement AFC/M23, soutenus par le Rwanda, avaient revendiqué ces attaques.
Au-delà des dégâts matériels, le climat de terreur s’installe à Kisangani. Les populations riveraines vivent désormais dans l’angoisse permanente des alertes et des explosions. Selon l’ONG, les femmes, les enfants et les personnes âgées subissent de graves traumatismes psychologiques.
Les répercussions sont également économiques. Les perturbations et annulations de vols affectent directement le commerce local et les revenus des ménages, dans une région où la majorité de la population environnante dépend des activités quotidiennes de la zone aéroportuaire pour assurer sa survie.
« Ces faits sont constitutifs de crimes de guerre. Les répercussions sont au-delà des infrastructures de l’aéroport et touchent à la paix et la sécurité des populations civiles », rappelle Jedidia Mabela, Directeur Exécutif de l’AJDDH.
Face à ce qu’elle qualifie de posture belliqueuse résolument asymétrique , l’AJDDH refuse de voir l’impunité perdurer. Par cette occasion, L’ONG demande au gouvernement congolais de renforcer les mécanismes de protection des civils et des infrastructures à Kisangani et dans la Tshopo, et demander formellement la création d’un Tribunal Pénal International sur le Congo afin de juger les auteurs de ces crimes et à la CIRGL (Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs), une demande a été faite dans le sens de diligenter d’urgence une enquête sur place via son Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE) enfin à l’Union Africaine, de Passer des discours aux actes en prenant des mesures dissuasives concrètes contre le Rwanda et l’AFC-M23.
|Par Jeanpy Kabongo Kambeta









