Le Ministère des Transports, Voies de Communication et Désenclavement a annoncé, à travers un communiqué officiel publié le 1er juin 2026, la réouverture de l’aéroport de Bunia, dans la province de l’Ituri. Cette décision intervient à la suite d’une évolution jugée favorable de la situation épidémiologique liée à la maladie à virus Ebola.
Selon les autorités, cette mesure fait suite aux évaluations sanitaires menées par les services compétents, notamment le Ministère de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale. Ces analyses ont permis de conclure que les conditions sont désormais réunies pour une reprise progressive et sécurisée des activités aériennes dans la région.
La réouverture est effective immédiatement, marquant ainsi une étape importante dans le retour à la normale des activités socio-économiques dans cette partie du pays, longtemps affectée par les restrictions liées à la lutte contre l’épidémie.
Toutefois, afin d’éviter toute résurgence de la maladie, le gouvernement impose des mesures sanitaires strictes dans les installations aéroportuaires. Il s’agit notamment du contrôle systématique de la température de tous les passagers avant l’embarquement et à l’arrivée, du respect rigoureux de l’hygiène des mains à travers le lavage ou l’utilisation de solutions hydroalcooliques, ainsi que de la prise en charge immédiate des cas suspects.
Les passagers présentant des signes de fièvre ne seront pas autorisés à voyager et seront orientés vers les services compétents du Programme National d’Hygiène aux Frontières pour une évaluation approfondie et une prise en charge conforme aux protocoles en vigueur.
Le Ministère appelle à la responsabilité de tous les acteurs du secteur, notamment les compagnies aériennes, les gestionnaires d’infrastructures, les personnels navigants et les voyageurs, afin de garantir le respect strict de ces mesures sanitaires.
Cette réouverture constitue un signal encourageant dans la lutte contre Ebola et témoigne des efforts conjoints des autorités congolaises pour assurer la sécurité sanitaire tout en relançant les activités économiques.
|Par Arsène MPUNGA









