À Kinshasa, l’opposant congolais Martin Fayulu a livré, ce vendredi 8 mai 2026, une déclaration ferme dans laquelle il accuse le pouvoir en place de préparer une « tentative de coup d’État constitutionnel ». Lors d’une conférence de presse, il a pointé du doigt une proposition de loi référendaire qu’il considère comme une manœuvre destinée à contourner les dispositions intangibles de la Constitution.
Dans son intervention, Fayulu a vivement critiqué Félix Tshisekedi, l’accusant de vouloir se maintenir au pouvoir « à tout prix ». Il a dénoncé un contexte national marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays, les crises humanitaires et les tensions politiques, estimant que ces facteurs ne justifient en rien une modification des règles fondamentales de la République.
Au cœur de sa dénonciation figure la proposition portée par le député Paul Gaspard Ngondankoy. Selon Fayulu, ce texte introduirait des mécanismes permettant de remettre en cause des articles jugés irrévisables, notamment en invoquant un « dysfonctionnement majeur ». Une telle approche constituerait, à ses yeux, une violation directe de l’esprit et de la lettre de la Constitution congolaise.
L’opposant a également rejeté l’argument du recours au référendum, affirmant que le peuple ne saurait être « instrumentalisé » pour affaiblir les garanties constitutionnelles. Il a insisté sur le caractère protecteur de certaines dispositions, notamment celles liées à l’alternance démocratique, à la limitation des mandats et à l’équilibre des pouvoirs.
Enfin, Martin Fayulu a appelé les députés à retirer les articles controversés de la proposition de loi et a averti que leurs promoteurs pourraient être tenus responsables devant la justice. Réaffirmant son opposition à tout projet de troisième mandat pour Félix Tshisekedi, il a plaidé pour un dialogue national inclusif, seul moyen selon lui de préserver l’unité et la stabilité de la République démocratique du Congo.
|Rédaction









