À Kinshasa, plusieurs figures majeures de l’opposition congolaise ont officialisé ce mardi 19 mai 2026 la création de la “Coalition Article 64”, une nouvelle plateforme politique dédiée à la défense de l’ordre constitutionnel. Le lancement a eu lieu au Centre culturel Boboto, dans la commune de la Gombe, sous une forte mobilisation de militants venus soutenir leurs leaders.
Cette coalition regroupe notamment les partis Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, Envol de Delly Sesanga, Ecidé de Martin Fayulu, le LGD de Matata Ponyo ainsi que l’Alliance pour le changement de Jean-Marc Kabund. Tous affichent une position commune : empêcher toute révision constitutionnelle susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel.
Dans une déclaration conjointe, la coalition a donné le ton en évoquant un “compte à rebours démocratique” déjà enclenché. Selon ses membres, il ne resterait que 852 jours avant la convocation de l’élection présidentielle de 2028, une échéance qu’ils jugent non négociable. “À l’échéance de son mandat, avec ou sans élections, Félix Tshisekedi devra quitter le pouvoir”, ont-ils martelé, excluant catégoriquement toute hypothèse de glissement électoral ou de modification de la Constitution.
S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution congolaise, qui appelle les citoyens à faire échec à toute prise de pouvoir contraire à la loi fondamentale, les initiateurs de la plateforme entendent mobiliser la population pour “défendre la démocratie”. Ils préviennent qu’aucune tentative de révision constitutionnelle ne sera tolérée, dans un contexte politique déjà marqué par des tensions autour des réformes institutionnelles.
Sur le terrain, l’annonce de cette coalition s’est accompagnée d’un rassemblement de militants devant le lieu de l’événement, témoignant d’une volonté de démonstration de force. Les organisateurs promettent d’intensifier les actions politiques dans les prochains mois afin de maintenir la pression sur le pouvoir en place.
La naissance de la “Coalition Article 64” marque ainsi une nouvelle étape dans la recomposition de l’opposition congolaise, qui cherche à parler d’une seule voix face au régime en place.
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