À Kinshasa, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) a tiré la sonnette d’alarme sur les difficultés majeures qui paralysent le secteur du transport routier. Reçue ce 21 mai 2026 par le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, la délégation conduite par son président, Robert Malumba Kalombo, a exposé les obstacles qui freinent la compétitivité des opérateurs économiques.
Au cœur des échanges, la FEC a dénoncé une tarification jugée injuste sur certains axes routiers, notamment dans le sud du pays. Selon elle, les transporteurs congolais paient des péages plus élevés que leurs concurrents étrangers, créant ainsi un déséquilibre qui pénalise fortement les entreprises locales.
Autre point critique soulevé : l’absence de moyens efficaces pour gérer les pannes de véhicules sur les grands axes. Cette situation entraîne régulièrement des embouteillages massifs pouvant s’étendre sur des centaines de kilomètres et durer plusieurs jours, avec des pertes économiques considérables pour les acteurs du secteur.
Face à ces défis, la FEC a proposé la mise en place de « routes dédiées », un concept visant à améliorer la gestion et la maintenance des infrastructures après leur construction. L’organisation plaide pour une collaboration continue avec les autorités afin de garantir la fluidité et la durabilité du réseau routier national.
Réceptif à ces préoccupations, le ministre John Banza Lunda a promis d’examiner les propositions avec ses équipes techniques. Une nouvelle rencontre est prévue dans un délai de dix jours, avec l’objectif d’aboutir à des solutions concrètes pour soutenir les transporteurs et dynamiser l’économie congolaise.
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