Le pasteur et député national Godé Mpoyi a livré une série de déclarations marquantes sur la situation politique et institutionnelle en République démocratique du Congo, mettant l’accent à la fois sur l’organisation des élections dans l’Est du pays et sur la nécessité de réviser la Constitution pour des raisons économiques.
Sur la question sécuritaire et électorale, l’élu met en garde contre toute tentative d’organiser des scrutins en excluant certaines zones en proie à l’insécurité. Selon lui, « organiser les élections sans le Kivu reviendrait à abandonner ces provinces ». Il a ainsi lancé un appel aux groupes armés pour libérer les zones occupées afin de permettre la tenue d’élections inclusives. Il insiste également sur le fait que la circonscription du chef de l’État couvre l’ensemble du territoire national, rejetant toute comparaison entre des localités comme Bunagana et les grandes villes de Goma et Bukavu.
Abordant la question sensible d’un éventuel troisième mandat présidentiel, Godé Mpoyi adopte une position tranchée. Il affirme que la souveraineté appartient au peuple congolais et que, si ce dernier décide d’accorder un nouveau mandat au président, aucune autorité politique ou religieuse ne peut s’y opposer. Une déclaration qui relance le débat sur les limites constitutionnelles du pouvoir en RDC.
Par ailleurs, le député met en avant l’« accord de Washington » comme un levier stratégique pour l’avenir du pays. Il soutient que cet accord, notamment en son article 12, engage la RDC dans des réformes législatives et constitutionnelles. Il évoque notamment les articles 171 et 204 de la Constitution, qui encadrent la gestion des finances publiques entre le pouvoir central et les provinces, ainsi que l’article 220, qui protège certaines prérogatives provinciales.
Dans cette logique, Godé Mpoyi appelle à une révision constitutionnelle ciblée, en particulier dans son volet économique. Selon lui, « le salut de la RDC se trouve dans l’accord de Washington », estimant que des ajustements juridiques sont nécessaires pour préserver et sécuriser les investissements étrangers, notamment américains.









