Une vive inquiétude entoure la situation sécuritaire et politique dans la province de la Mongala. Dans une correspondance officielle adressée au Président de la République, l’ONG « Soutenons l’État de droit » (SED) dénonce une série de faits qu’elle qualifie de graves, susceptibles de compromettre la paix sociale, l’ordre public et le fonctionnement normal des institutions, notamment dans le territoire de Bumba.
Dans ce document daté du 8 mai 2026, l’organisation affirme avoir recueilli plusieurs témoignages concordants faisant état d’actes présumés de violence politique, d’intimidation et de manipulation institutionnelle. Ces agissements viseraient, selon elle, certains militants et cadres politiques favorables au projet de révision constitutionnelle, dans un climat de tensions croissantes.
L’ONG évoque des faits pouvant relever de plusieurs infractions graves, notamment l’atteinte à la sûreté intérieure, l’incitation à la violence politique, l’abus d’influence ou encore la manipulation des institutions provinciales. Elle attire particulièrement l’attention sur des allégations impliquant certaines personnalités, dont le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jean-Pierre Lihau, accusé notamment de soutien présumé à des groupes violents opérant dans la région de Bumba. Des accusations que l’intéressé n’a, à ce stade, pas publiquement commentées.
Par ailleurs, plusieurs autres acteurs, parmi lesquels des responsables politiques locaux, des membres des forces de sécurité et des individus identifiés comme « champions », sont cités dans différents témoignages. L’organisation estime qu’ils devraient être entendus dans le cadre d’enquêtes sérieuses, transparentes et impartiales afin d’établir les responsabilités éventuelles.
Face à la gravité des faits allégués, la SED appelle à l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire indépendante. Elle demande également la protection des victimes présumées et des témoins, ainsi que des poursuites judiciaires contre toute personne reconnue coupable. L’ONG insiste sur la nécessité d’éviter toute impunité, soulignant qu’aucune personnalité politique ne devrait bénéficier d’un traitement de faveur au détriment des principes de l’État de droit.
Cette dénonciation intervient dans un contexte politique déjà tendu en RDC, marqué par des débats autour de la réforme constitutionnelle et des rivalités internes au sein de la classe politique. Reste à savoir si les autorités donneront suite à cet appel et engageront des investigations pour faire toute la lumière sur ces accusations.
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