Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a réaffirmé avec fermeté l’attachement de la République démocratique du Congo au principe fondamental de la liberté d’expression. Dans un message adressé à l’opinion publique, il a souligné que ce droit est garanti à tous les citoyens, y compris aux responsables religieux, qui demeurent libres de s’exprimer sur les questions de la vie publique.
Cependant, le patron de l’organe de régulation des médias a tenu à rappeler que cette liberté ne saurait être exercée en dehors du cadre légal. Selon lui, toute prise de parole doit impérativement respecter les lois et règlements en vigueur en RDC, afin de préserver l’ordre public et la cohésion sociale.
Christian Bosembe a particulièrement dénoncé l’utilisation abusive de certaines tribunes religieuses et médias confessionnels pour diffuser des propos injurieux, des invectives ou des messages susceptibles de porter atteinte à la dignité humaine et à l’unité nationale. Une situation qu’il juge inacceptable dans un État de droit.
Dans son message, il a également insisté sur l’importance du débat démocratique, fondé sur le pluralisme des opinions et la confrontation des idées. Néanmoins, il a mis en garde contre les excès de langage et les dérives qui pourraient fragiliser le vivre-ensemble entre les Congolais.
Face à ces préoccupations, le président du CSAC a lancé un appel à la responsabilité et à la retenue des responsables religieux dans leurs interventions publiques. Il a averti qu’en cas de non-respect des règles, les mécanismes de régulation prévus par la loi seront appliqués à l’encontre des organes de diffusion concernés.
En conclusion, Christian Bosembe a invité la population à se départir de la peur et a imploré la bénédiction divine sur la RDC, dans un contexte où la liberté d’expression doit rimer avec responsabilité.
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